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SOMMAIRE :

3 - Introduction

Eclairage : Sting se fait le guide du chef Raoni au printemps 1989 pour une tournée triomphale à travers le monde, où de fortes sommes d’argent sont levées pour protéger des terres indigènes au Brésil. A leurs côtés, voyagent aussi le chef Megaron, le chef Sioux Floyd Westerman (dit Red Crow) et surtout Jean-Pierre Dutilleux, qui est à l’origine de la rencontre du chef indien et de la star du rock. au printemps 1989. les ennuis commencent dès le début de l’année 1990, quand JP Dutilleux est accusé de s’être enrichi personnellement pendant le fameux tour du monde, alors qu’il est membre fondateur de la Rainforest Foundation et au Conseil d’administration de la plupart de ses antennes, créée lors de la tournée. Les accusations émanent du magazine Rolling Stone France de janvier 1990 (enquête d’une quinzaine de pages réalisée par Mark Zeller) puis du magazine télévisé d’investigation World In Action (production Granada TV - épisode ‘Sting and the indians’, réalisée par Debbie Christie) diffusé le 2 avril 1990 aux Etats-Unis.

Suite à cette affaire qui fait les choux gras de la presse à scandale planétaire, JP Dutilleux est expulsé par les membres directeurs de la Rainforest Foundation, dont Sting et sa future épouse Trudie Styler. Il conserve cependant l’antenne française, l’Association pour la Foret Vierge, et l’antenne belge, qui est présidée par son père. L’expulsion de JP Dutilleux passe relativement inaperçue en Europe, mais pas au Brésil, où le magazine Veja publie un encart en page 35 de son numéro du 2 mai 1990 (cf : pièce 007).

 

Un contexte de rupture entre les antennes de la Fondation pour la Forêt Vierge

Pièce 009 : article de la revue hebdomadaire brésilienne Veja du 2 mai 1990

(Cliquer sur l'image pour télécharger la page entière)

Ecorné par les dénonciations de son compagnon d’aventure amazonienne et par une gestion dépensière de la Rainforest Foundation, Sting décide de ne pas jeter l’éponge et fait le nécessaire pour continuer à rester engagé auprès du chef Raoni. Il convainc par exemple Larry Cox d’Amnesty International de rejoindre le bureau de direction de la Rainforest Foundation. En novembre 1990, il se rend avec lui au Brésil et retrouve le chef Raoni en compagnie des médias pour lui renouveler son soutien pour les années à venir en son nom, et en celui de la Rainforest Foundation, qui continue à générer d’importants revenus pour soutenir sa lutte. Les événements qui vont suivre vont dissuader Sting et la Rainforest Foundation de continuer à associer leur nom à celui du chef Raoni.

Alors que le chanteur Sting vient de reprendre le chemin de la scène après avoir mis sa carrière entre parenthèses au profit de la cause amazonienne, Jean-Pierre Dutilleux a décidé de court-circuiter les relations de partenariats entre le chanteur et le chef Raoni, qui doivent désormais continuer sans lui.

 

JEAN-PIERRE DUTILLEUX, LE BARRAGE BELGE DE L'AMAZONIE - SOMMAIRE GÉNÉRAL

1 - LES DESSOUS DU FILM "RAONI" (1979-2015)

2 - STING EXPULSE DUTILLEUX POUR ENRICHISSEMENT PERSONNEL (1990)

3 - « UN BELGE EXPLOITE LES INDIENS D’AMAZONIE ET TENTE UNE ARNAQUE DE 5 MILLIONS $ EN EUROPE » (1991)

4 - DEPOT ILLICITE DE LA MARQUE RAONI (2010)

5 - DUTILLEUX INTERDIT DE SEJOUR CHEZ LES KAYAPOS ET POURSUIVI POUR VENTE DE PHOTOS (2000-2004)