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Eclairage : En 1989, l'aventurier belge Jean-Pierre Dutilleux, cinéaste, écrivain, photographe et plus encore, a convaincu le chanteur Sting de s’associer à une tournée mondiale pour l’Amazonie. Les deux hommes ont emmené avec eux le chef Raoni et son neveu Megaron, Trudie Styler (l'épouse de Sting), ainsi que Floyd Westerman, chef sioux. La tournée, qui est passée par de nombreux pays et a permis de lever des millions, a vite été suivie d’un sac d’embrouilles, qui ont valu à Jean-Pierre Dutilleux d’être expulsé par Sting et les membres directeurs de la Rainforest Foundation, en 1990, pour enrichissement personnel pendant la campagne caritative de 1989 (voir partie 2). L’année suivante (1991), Jean-Pierre Dutilleux a tenté, en vain, de faire revenir le chef Raoni en Europe autour de projets très douteux, dénoncés publiquement par le président de la FUNAI (Fondation Nationale de l’Indien), dont il se servait illicitement du nom pour tenter de collecter des sommes d’argent astronomiques (voir partie 3). Ce second scandale provoqué par sa personne en un an aura pour effet le désistement de Sting - dont le nom a été éclaboussé - auprès du chef Raoni et du peuple Kayapo et pour mérite de tenir éloigné Jean-Pierre Dutilleux pendant un long moment de toute velléité de développer de nouveau projets internationaux en utilisant le nom et la personne du chef Raoni.

En l’an 2000, alors que la mémoire collective des médias et du peuple s'est déjà embrumée, Jean-Pierre Dutilleux parvient cependant à organiser avec un certain succès le retour du chef Raoni en Europe, autour d’un projet intitulé Institut Raoni, un projet qui n'a rien à voir avec l'Instituto Raoni actuel et qui peut se résumer en une sorte de complexe ultra-moderne mêlant au cœur de la forêt amazonienne poste de surveillance, de santé, laboratoire et écotourisme de luxe. Le principe du projet est appuyé officiellement par le président français Jacques Chirac à l’issue d’un rendez-vous officiel à l’Elysée, auquel participent Dutilleux et le chef Raoni (mai 2000). La France accepte de financer l’étude de faisabilité du projet. L’année suivante, 2001, verra la remise officielle de l’étude de faisabilité par Jacques Chirac au chef Raoni, accompagné de Dutilleux. Pourtant, très rapidement, le président français préférera se désengager. Très peu de temps après, le chef Raoni se séparera brutalement de Dutilleux et mettra fin à leur collaboration avec fracas (Le Figaro s’en fera l’ écho dans un article du 2 janvier 2003).

Au printemp 2000, alors que la presse internationale a répercuté la rencontre Raoni / Chirac, tout semble pourtant bien parti pour Jean-Pierre Dutilleux et son nouveau projet pharaonique. Jusqu’au moment où, quelques mois plus tard, est publié au Brésil un article très embarrassant pour l’aventurier belge dans la revue Epoca…

L'aventurier belge Jean-Pierre Dutilleux avec le chef Raoni à Paris, en l'an 2000.

 

Pièce 025 : article de la revue brésilienne Epoca du 9 octobre 2000, « Le sorcier belge du Rio Xingu »

par Carlos alberto Jr.

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L'article de la revue brésilienne Epoca du 9 octobre 2016, source d'ennuis pour Jean-Pierre Dutilleux


Passons sur le rappel biographique de Jean-Pierre Dutilleux pour en venir aux parties intéressantes de l’article. Commençons par le sous-titre éloquent de l’article, qui préfère la forme affirmative à la forme interrogative  : «  Qui est Jean-Pierre Dutilleux, cinéaste qui en trois décennies a gagné célébrité et argent en exploitant l’image de Raoni et d’autres indiens du Brésil. »

Le premier passage intéressant est le récit d’un événement tombé dans l’oubli qui a failli tourner en incident diplomatique :

« Le cinéaste [Jean-Pierre Dutilleux] est revenu en zone de conflits en juillet {2000]. Un groupe de Kayapo mené par Raoni avait pris en otage et racketté 15 touristes qui pêchaient sur le Rio Xingu. Sous la menace de fusils, les pêcheurs ont été surpris par la présence d’étrangers parmi les indiens. Dutilleux était l’un d’eux. « Je suis ici pour résoudre le bordel que vous, brésiliens, faites en Amazonie », a annoncé le belge aux téméraires concernés.

La présence de Dutilleux sur place avait été autorisée par la Fondation Nationale de l’Indien (FUNAI). Il se présenta comme un représentant de l’ambassade de France désigné pour choisir le lieu du futur Institut Raoni, financé par le gouvernement français. Au début de 2000, Dutilleux était venu au Xingu sans que la FUNAI en ait eu connaissance.

Le Belge a filmé l’agression de Raoni envers les pècheurs et a vendu les images à des émissions de télé du monde entier. « Cela déssert la cause indigène », déclare le rpésident de la FUNAI, Glenio Alvares. « Dutilleux ne nous représente pas », affirme Yves lo-Pinto, chargé des relations presse de l’ambassade de France à Brasilia. »

L’article s’intéresse ensuite aux activités commerciales visibles du Jean-Pierre Dutilleux de l’époque :

« Agé de 51 ans, Dutilleux vit à Paris et préside l’Association Forêt Vierge, créée pour défendre les intérêts indigènes. Il a écrit son cinquième livre sur le sujet et a négocié avec la télévision la diffusion de la série Le monde tribal de Jean-Pierre Dutilleux, sur les problèmes des ethnies les plus menacées de la planète. Sur internet, il vend des photos de Kayapos brésiliens réalisées pendant des voyages en Amazonie. Chacune d’elle coûte 150 $. La direction générale de la FUNAI n’était pas au courant de la vente électronique. « Si c’est vrai, nous allons exiger une indemnisation », dit la directrice Tânia Barreto. Le cinéaste ne se prend pas pour un petit malin. « Je ne gagne rien avec les photos, ça ne me rend pas riche ».

L’article se conclut par un retour sur une vieille histoire liée au film que Jean-Pierre Dutilleux a consacré au chef Raoni en 1977 (version américaine et nomination aux Oscars en 1979). Le 22 juillet 1981, un article du quotidien brésilien 'Folha de Sao Paulo' affirmait que ni Raoni ni son peuple n’avaient touché les 10% des bénéfices du film promis par un document fait avec la FUNAI (voir ici) :

« Le cacique passe ses appels à son ami européen depuis le poste de la FUNAI de Colider, au Mato Grosso. Ils sont autorisés par Megaron Txucarramae, chef de l’entité régionale et neveu de Raoni. Les deux considèrent le belge comme un défenseur des causes indigènes. « les deux ont reçu 10% des droits d’auteur du film », garantit le cinéaste. Megaron confirme l’existence d’un compte bancaire de la banque Banco do Brasil, à Sao paulo, mais nie la commission. « Nous n’avons jamais rien reçu », dit-il.

La publication de cet article entraîne une réaction en chaîne. Le journal O Globo qui a pu le consulter avant sa sortie, publie un résumé dès le 8 octobre, soit un jour avant sa publication dans Epoca.

 

Pièce 026 : article du journal brésilien O Globo du 8 octobre 2000, « Un cinéaste belge au centre d’une polémique au Xingu »

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Le journal brésilien O Globo du 8 octobre 2000 annonce que Jean-Pierre Dutilleux pourrait être interdit de territoire indigène.
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Le sous-titre de cet article sous-forme de résumé de celui de la revue Epoca donne une information dès le sous-titre : « La FUNAI pourrait interdire le réalisateur d’entrer dans la réserve ». Celle-ci est précisé en début d’article : « Le président de la FUNAI, Glênio da Costa Alvares, est disposé à ne plus autoriser l’entrée du cinéaste belge Jean-Pierre Dutilleux dans la réserve indigène du Xingu, en relation au reportage de la revue Epoca de cette semaine. » Puis, un peu plus loin : « - nous n’allons plus permettre l’entrée de Dutilleux dans les terres indigènes. Nous devons augmenter les contrôles relatifs à la présence d’étrangers dans les territoires indigènes – affirme Glênio. »

 

Pièce 027 : article du journal brésilien Gazeta do povo (Curitiba) du 28 octobre 2000, « La FUNAI interdit un cinéaste d’entrer dans une réserve, une enquête est ouverte à son encontre par l’organe pour vente de photos sans reversement de droits d’auteur »

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Article du journal brésilien Gazeta do povo (Curitiba) du 28 octobre 2000, « La FUNAI interdit un cinéaste d’entrer dans une réserve, une enquête est ouverte à son encontre par l’organe pour vente de photos sans reversement de droits d’auteur »

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Un peu moins de 3 semaines après la parution de l’article de la revue Epoca, le quotidien Gazeta do povo nous apprend que les choses se compliquent pour Jean-Pierre Dutilleux. Encore une fois le titre de l’article est éloquent. Le contenu qui suit aussi. Extraits :

« La Fondation National de l’Indien (FUNAI) a rejeté hier la demande du cinéaste belge Jean-Pierre Dutilleux, qui souhaite entrer dans les réserves indigènes du pays. L’auteur de documentaires est sous le coup d’une enquête de l’institution, après avoir été accusé de vendre, par internet, des photos de Kayapo brésiliens au prix de 150 $ chacune, sans reverser de droits d'auteur.

Dutilleux a tenté de convaincre la FUNAI qu’il comptait accompagner la ministre belge de l’environnement pour un séjour dans les réserves indigènes. Le président de la Fondation, Glênio Alvarez, a envoyé des représentants qui ont déclaré qu’ils analyseraient la demande de la représentante du gouvernement belge, mais ils ont été très clairs : si la ministre a besoin de compagnie, il ne manque pas de fonctionnaires pouvant servir de guide.

« Je suis photographe professionnel, un artisan, je vis de mes photos, mes films, mes livres », a affirmé le cinéaste, qui considère injuste la décision de la FUNAI de l’empêcher d’entrer en zones indigènes. « Je ne veux plus faire de commentaires sur ce sujet. Je suis au Brésil pour résoudre mes problèmes ». (…)

En juillet de cette année, le cinéaste était sur le rio Xingu quand un groupe d’indiens, dirigé par Raoni, a sequestré 15 touristes qui pêchaient dans les environs. Il a profité de cet épisode pour tourner des images, vendues pour des émissions de télé dans le monde entier. La FUNAI n’a pas apprécié, d’autant que le montage incluait des images d’un conflit intérieur, ce que dément le belge.

La FUNAI informe qu’elle a lancé une enquête sur la vente d’images d’indiens sur internet. Le cas a été dénoncé dans un reportage de la revue Epoca. Après l’analyse de sa direction, l’institution de prononcera sur le sujet. La FUNAI peut maintenant porter plainte contre Dutilleux pour être entré sans permission, en début d’année, dans la réserve du Xingu, Mato Grosso. »

 

Pièce 028 : article du Figaro du 2 janvier 2003 évoquant la création de l’Instituto Raoni et le « renvoi » de Jean-Pierre Dutilleux par le chef Raoni après le fiasco du partenariat avec Chirac

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Dans l'article du Figaro du 2 janvier 2003 le chef Raoni explique du'il a "chassé" Jean-Pierre Dutilleux

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La brouille entre Dutilleux et le chef Raoni serait intervenue dès l’année 2001, à la suite de la remise officielle par le Président français Jacques Chirac, de l’étude de faisabilité de l’Instituto Raoni tel que présenté au gouvernement français par Jean-Pierre Dutilleux et l’Association Forêt Vierge, un an auparavant. L’étude de faisabilité, financée par l’Etat français, a été dirigée par le GRET (Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques) une ong internationale de développement. Jean-Pierre Dutilleux a été payé dans le cadre de cette étude de faisabilité. Des éléments permettant de comprendre l’origine du désistement de l’Etat français et la brouille entre Jean-Pierre Dutilleux et le chef Raoni apparaissent dans un article du Figaro du 2 janvier 2003. Par la suite, Dutilleux tentera de développer son projet pour un Institut Raoni dans une autre région et avec d’autres peuples, en le rebaptisant ‘Instituto Xingu’. En vain.

Nous reproduisons en intégralité le chapitre « L’horizon des Kayapos » extrait du long article de Marie-Anne Lapie dans Le Figaro :

« Dès les premiers contacts avec les hommes blancs et des associations plus ou moins sérieuses ont participé au combat des Indiens pour survivre. Dans les années 70, le cacique Raoni rencontre le réalisateur Jean-Pierre Dutilleux qui réalise deux films sur la culture kayapo. Dans les années 90, la lutte de Raoni est média tisée grâce au soutien du chanteur Sting et son association Rainforest Foundation. Mais c'est avec Jean-Pierre Dutilleux, et son association Forêt Vierge, qu'il revient en Europe en 2000. Des fonds sont levés en France et en Europe destinés à la création d'un ambitieux Institut Raoni. «Un projet pharaonique, des cathédrales au milieu de la jungle», résume un anthropologue. «Nous n'avons jamais vu la couleur d'un euro, explique Raoni qui s'est fâché depuis avec Jean-Pierre Dutilleux. Nous étions amis depuis 1974. Maintenant il a une autre «tête». Je voulais le frapper. Je ne l'ai pas fait, mais je l'ai renvoyé pour toujours.» Le cacique Raoni reconnaît que sa communauté n'est encore pas en mesure de s'autogérer. Il accepte volontiers l'aide de l'anthropologue Gustaaf Verswijver et de Survival International, une organisation non gouvernementale, créée en 1969 en Angleterre qui a aujourd'hui plus de 80 antennes dans le monde. Survival International France, présidée par Patrick Menget, multiplie les actions en Amérique du Sud. «Mais notre objectif est de pouvoir, un jour, tout contrôler nous-mêmes. Que l'institut devienne une chose qui appartient aux Kayapos», note Raoni. Grâce à cette première tournée en Europe, l'Institut Raoni a déjà trouvé une partie de son financement. Le ministère flamand de l'Environnement et de l'Agriculture s'est engagé à verser 50 000 euros par an sur cinq ans. Et le gouvernement français a promis d'étudier le dossier. »

 

Pièce 029 : acte judiciaire du ministère Public Fédéral datant du 6 mai 2003

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Acte judiciaire du ministère Public Fédéral datant du 6 mai 2003 démontrant que Jean-Pierre Dutilleux fait l'objet d'une plainte

Un document émanant de la justice brésilienne, plus exactement du Ministère Public Fédéral, encore disponible sur internet au moment où ces lignes sont rédigées, prouve qu’une suite judiciaire a été donnée en 2002 (comme l’indique une partie du numéro de la procédure judiciaire) à l’affaire de ventes de photos sur internet de Jean-Pierre Dutilleux, annoncée dans des médias brésiliens. Au moment où est publié ce document, le chef Raoni et les indiens Kayapo se sont déjà séparés avec fracas de Jean-Pierre Dutilleux, comme en témoigne l’article du Figaro du 2 janvier 2003. Un paragraphe décrit la procédure administrative en cours :

Procédure administrative n° 1.00.000.008304/2002-30. Objet : Dénonciation de levée de fonds par M. Jean-Pierre Dutilleux à l’extérieur du Brésil par l’intermédiaire d’abus d’utilisation du nom et de l’image du cacique Raoni. Rapporteure : Docteure Ela Wiecko. Décision : réitérer l’action de la FUNAI, qui a sollicité des informations sur les fonds obtenus du Gouvernement Français au nom de l’Instituto Raoni et des autorisations éventuellement concédées à M. jean-Pierre Dutilleux. Unanime.

 

Pièce 030 : acte judiciaire du ministère Public Fédéral datant du 14 avril 2004

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Acte judiciaire du ministère Public Fédéral datant du 14 avril 2004 démontrant que le chef Raoni est associé à la plainte contre Jean-Pierre Dutilleux

 

Un autre document émanant du Ministère Public Fédéral est lui aussi disponible sur internet. A la page 4, paragraphe 22 il est notifié ceci :

22. Procédure administrative n° 1.00.000.008304/2002-30. Objet :  Rapport de réunion avec le cacique Raoni, qui a sollicité que des mesures soient prises pour que le montant d’argent récolté par M. Jean-Pierre Dutilleux conjointement avec le Gouvernement Français, en utilisant de façon abusive son nom et son image, soit effectivement redustribué aux kayapos pour être dédiés à la réalisation de projets d’auto-développement, sans l’intermédiaire de l’Instituto Raoni. Rapporteure : Docteure Elia Wiecko. Décision : Au vu des informations collectées, le dossier est transmis au bureau du procureur de la République de l’Etat du Mato Grosso. Unanime.

Qu’est-il advenu de cette procédure ? Notre enquête ne permet pas de le déterminer jusqu’à présent. Toujours est-il que Jean-Pierre Dutilleux, qui a fait de la patience son alliée, restera persona non grata en territoire Kayapo et auprès du chef Raoni jusqu’en septembre 2009, époque à laquelle il réaparaitra avec un nouveau projet commercial : reccueillir les mémoires du chef Raoni. Un livre sera publiée en 2010 aux editions du Rocher (‘Raoni, Mémoires dun Chef Indien’). En fait de mémoires, il s’agit d’un récit à deux voix, où Dutilleux en profite pour se réhabiliter et faire son autopromotion. Dutilleux y raconte, de façon très romancée, son retour en grâce auprès du chef Raoni (d'ailleurs il niera à qui veut l'entendre avoir jamais été en brouille avec lui) et son premier voyage en 8 ans sur sa terre.  Et si lors de la promotion le chef Raoni a toujours déclaré avoir fait ce projet pour ses petits enfants, le livre est de façon très indélicate, mais révélatrice, dédié à Max Dutilleux, le père de Jean-Pierre. La réconciliation de Dutilleux et du chef Raoni ne durera cette fois-ci que deux années. Le chef choisira de dénoncer publiquement Dutilleux par voie de communiqué sur le site de son Institut. Mais ceci est un autre dossier. Il se murmure que Dutilleux est de retour au Xingu en cette année 2016. A suivre, de très près.

 

JEAN-PIERRE DUTILLEUX, LE BARRAGE BELGE DE L'AMAZONIE - SOMMAIRE GÉNÉRAL

1 - LES DESSOUS DU FILM "RAONI" (1979-2015)

2 - STING EXPULSE DUTILLEUX POUR ENRICHISSEMENT PERSONNEL (1990)

3 - « UN BELGE EXPLOITE LES INDIENS D’AMAZONIE ET TENTE UNE ARNAQUE DE 5 MILLIONS $ EN EUROPE » (1991)

4 - DEPOT ILLICITE DE LA MARQUE RAONI (2010)

5 - DUTILLEUX INTERDIT DE SEJOUR CHEZ LES KAYAPOS ET POURSUIVI POUR VENTE DE PHOTOS (2000-2004)